L’Ecommerce en France aujourd’hui
Selon l’étude de la FEVAD - Fédération du e-commerce et de la vente à distance – réalisée le 24 février 2011, près de 27,3 millions de Français achètent sur Internet, ce qui représente une hausse de 12 % par rapport à 2009. Et malgré la crise et la faiblesse du pouvoir d’achat, 31 milliards d’euros ont été dépensés en ligne, en 2010 (24 % de plus qu’en 2009). La confiance dans les moyens de paiement en ligne est désormais installée auprès de 65 % des internautes, contre 48 % l’année précédente. Contrairement aux idées reçues, les personnes âgées de plus de 65 ans commencent à suivre la mouvance Internet et sont 73 % de plus à avoir déjà acheté en ligne par rapport à 2009.
En 2010, le secteur de l’e-tourisme enregistrait une augmentation de 20 % de ses ventes et figurait parmi les meilleures progressions dans le marché du e-commerce. Suivi des sites de ventes aux professionnels (+ 15 %) et des ventes de produits grand publics (+ 11 %)
Comme le révèlent ces chiffres, les nouveaux axes marketing des opérateurs de e-commerce sont totalement en phase avec les attentes du consommateur. Même si ce dernier achète davantage sur Internet, il recherche, avant tout, les bonnes affaires…
Le business model (ou concept d’activité) actuel
Aujourd’hui, les concepts marketing originaux existant sur le marché du e-commerce peuvent se classer en six catégories :
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Les sites d’occasions. A l’image du site leboncoin.fr, ces sites profitent de la mouvance des réseaux sociaux, avec un modèle gratuit qui séduit et tend à s’imposer dans le domaine de l’occasion ;
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Les sites de ventes privées. Inspirés du leader dans ce domaine, venteprivee.com, ils s’intéressent aux stratégies de niches qui segmentent l’offre en plusieurs niveaux de gamme ;
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Les sites de location. Le lancement récent de Lokéo (enseignes Boulanger et Electro Dépôt) devrait inspirer d’autres magasins d’équipement à se lancer dans l’aventure. Aujourd’hui, cette catégorie est encore sous-exploitée en France ;
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Les sites de troc. Ce sont des sites de mise en relation des internautes, qui se rémunèrent grâce à la publicité (Trocminute.com) ;
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Les sites d’achats groupés. L’année 2010 sera marquée, entre autres choses, par l’arrivée de ces fameuses ventes en ligne de coupons de réduction. Site phare du secteur, Groupon, rapidement suivi par Clubdeal et Dealissime ;
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Les sites de cashback. Malgré leurs existences depuis plus de 10 ans, ce n’est qu’aujourd’hui, qu’ils prennent toute leur ampleur. Ainsi, Fnac.com propose son service cashback en association avec eBuyClub.
Les nouveaux axes de marketing en ligne
Le marketing en ligne d’aujourd’hui repose sur des concepts clés, comme le référencement, le « display » (publicité en ligne) ou encore « le social shopping ».
Etre performant sur Internet
Une étude de la FEVAD souligne la forte progression des investissements réalisés sur Internet en 2010 (+ 8,6 % par rapport à 2009). Plus précisément, ce sont les stratégies de référencement (ou search) avec une augmentation de 9,6 % et de publicité en ligne (display) avec une hausse de 12 %, qui sont à l’origine de cette tendance croissante. L’e-mailing perd 5 points car il ne traduit plus les volontés de personnalisation, attendues par les cyberconsommateurs.
Le référencement – naturel ou promotionnel – est un passage incontournable aujourd’hui pour valoriser son site Internet sur la toile. Le premier ne se monnaie pas, mais requiert une attention et un suivi très régulier pour assurer son positionnement en tête des pages de Google et consorts. Il se traduit essentiellement, aujourd’hui, par la recherche d’un contenu pertinent, original et de qualité, régulièrement mis à jour. Cet apport d’informations peut revêtir la forme d’un texte mais également d’images, de vidéos ou de cartes.
La création variée d’outils dynamiques, comme des bannières, des promotions ou des concours, contribue fortement à animer le réseau…
Faire parler sur Internet
Le phénomène communautaire, initié par l’arrivée et le développement fulgurant de Facebook, a contribué à changer les habitudes et les modes de consommations. Désormais, un cyberconsommateur accordera davantage de confiance aux nombreux avis positifs reçus pour un produit qu’aux discours de la marque ou de l’enseigne. C’est le concept du « Social Shopping » dans le « Social media ».
Internet est devenu le moyen d’expression préféré des consommateurs : la théorie de Jacok Nielsen, un expert de l’ergonomie informatique et de l’utilisabilité des sites web, se vérifie.
Selon lui, les contributeurs sur Internet suivaient la règle de participation inégale des 1 / 9 / 90, soit 1 % de contributeurs réguliers qui créent le contenu, 9 % d’occasionnels qui le commentent et le partagent et 90 % qui se contentent d’être des spectateurs et de lire les informations.
Face à ce social shopping émergeant, la communication et l’animation de la relation client on line se confondent et les marques tendent à se frayer une place dans cette mouvance qui essaie de les bâillonner, au profit de la parole des consommateurs réels. Cela explique pourquoi les marques investissent déjà les réseaux sociaux, pour tenter de suivre ce besoin d’interaction, de reconnaissance et de proximité de leurs clients
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