D’Open Office à Libre Office
Tout a débuté avec une entreprise allemande – Star Division – dans les années 1980. A l’époque, elle commercialise une suite bureautique multilingue et multiplateformes appelée Star Office. Au moment de son rachat par Sun Microsystems, en 1999, la nouvelle direction décide de rendre le code source disponible sous la licence GNU (General Public Licence). Devenue OpenOffice.org, la suite est en test, dès le mois d’avril 2001 et s’enrichit rapidement sous l’impulsion d’un nouveau mode de développement communautaire : les projets « nativelang ». Désormais, les développeurs peuvent travailler dans leur langue natale, et seuls, les résultats les plus aboutis sont avalisés en langue anglaise et intégrés dans la version à télécharger.
A l’aube de son dixième anniversaire, la société Sun Microsystems, qui produit OpenOffice.org est rachetée par Oracle Corporation. La suite bureautique est désormais « brandée » ou marquée par cette nouvelle acquisition. Après quelques signaux d’alertes négatives et conformément aux droits de la licence GNU LGPLv3, une nouvelle communauté s’est formée pour « redonner une totale liberté au projet ».
Ce « fork » - ou nouvelle branche du projet – initié le 28 septembre 2010, a conduit à la naissance de Libre Office.
Une nouvelle organisation autour de Libre Office
Aujourd’hui, il co-existe deux suites bureautiques : OpenOffice.org et Libre Office. Cependant, la suite détenue par Oracle est, d’ores et déjà, en train de perdre la communauté Linux – une base importante des utilisateurs de solutions gratuites et libres. En effet, les systèmes d’exploitation Fedora, Ubuntu, Debiuan et Open Suse, ont déjà annoncé le remplacement de « Ooo » par « LiBo ».
La nouvelle communauté – composée des anciens développeurs d’OpenOffice.org – s’est organisée autour de « The Document Foundation » (TDF), qui supervise le développement de Libre Office. La ligne de conduite est simple : « Les utilisateurs lisent, rédigent, modifient et partagent des documents, et ils sont plus focalisés sur les contenus que sur les fonctionnalités. Après 20 ans de fonctions orientées vers le logiciel, l’heure est venue de remettre le contenu au centre des préoccupations de l’utilisateur » (Italo Vignoli, un responsable de la TDF).
Le travail des développeurs est axé sur l’amélioration de la qualité générale du code d’Open Office, repris dans Libre Office, ainsi que la simplification des tests et contrôles de qualité du logiciel. La nouvelle suite doit devenir une alternative évidente de Microsoft Office. Par ailleurs, les utilisateurs qui désireraient migrer, de la solution payante à la solution gratuite, pourront apprécier la totale compatibilité des fichiers, mêmes les plus anciens. Enfin, Libre Office prévoit également la possibilité d’enregistrer un document dans un format Microsoft Office, pour les personnes qui n’auraient pas encore franchies le pas…
Actuellement, Libre Office propose, en téléchargement, sa version 3.3. Elle pèse 215 Mo seulement et elle est composée de :
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Calc – le tableur (correspondant à MS Excel) ;
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Writer – le traitement de texte (correspondant à MS Word) ;
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Impress – le logiciel de présentation (correspondant à MS Powerpoint) ;
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Draw – l’outil de dessin vectoriel (correspondant à MS Visio) ;
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Math – l’éditeur de formule mathématique (correspondant à MS Mathematics) ;
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Base – le gestionnaire de base de données ((correspondant à MS Access).
Sachez que le passage de Microsoft Office à Libre Office est relativement simple et peut être initié et accompagné lors d'une formation en entreprise.
La valorisation de Libre Office
A peine 9 mois après sa naissance, l’histoire de Libre Office est marquée par trois événements majeurs. En juin 2011 :
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Libre Office version 3.3 est la première version stable, disponible au téléchargement. Elle a corrigé les bugs des versions précédentes et a amélioré la sécurité pour correspondre aux exigences des entreprises ;
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La nouvelle suite bureautique offre une version validée pour l’entreprise, pour les plateformes Linux, Windows et Mac OS et dans plus de 100 langues différentes ;
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Le conseil d’administration de Libre Office accueille, en son sein, de grands acteurs, pour la conseiller et la développer.
Parmi les grands acteurs de poids figurent Google, soucieux de soutenir financièrement la TDF, la conseiller, suggérer des orientations et être force de proposition pour l’avenir de la suite bureautique. Au côté du géant américain, SUSE, Red Hat, Freies Office Deutschland eV, Software in the Public ou encore la Free Software Foundation, vont contribuer, eux aussi, aux développements de la solution libre et gratuite.
La composition du nouveau conseil d’administration, siégeant pour un an, « montre que Libre Office est une suite bureautique neutre, vraiment libre, indépendante de tout vendeur et confirme que la Document Foundation s’est dotée d’une base solide sur laquelle elle pourra construire, pour la communauté, pour les sociétés et les entreprises, pour ceux qui adopteront la suite, et pour les utilisateurs finaux ». (Florian Effenberger, porte-parole du Comité directeur de la Fondation).


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