Un projet – quel qu’il soit – se réalise rarement tout seul : il suppose l’intervention, pour sa concrétisation, de différents acteurs. Une bonne « gestion de projet » commence donc, déjà, par bien identifier les rôles de chacun.
Au départ d’un projet, on trouve un « maître d’ouvrage » (ou maîtrise d’ouvrage – MOA) : une personne ou une entité qui est à l’initiative du besoin exprimé. Elle définit l’objectif, le calendrier et le budget alloué à la réalisation du projet. En relation directe avec les utilisateurs finaux de la création, elle s’occupe du coup essentiellement des questions fonctionnelles.
Si le maître d’ouvrage ne dispose pas des compétences suffisantes pour piloter un projet, il peut faire appel à une « assistance à maîtrise d’ouvrage » (AMO) ou, autrement dit, à une « maîtrise d’ouvrage déléguée » (MOAd). Cette dernière servira alors d’intermédiaire entre le commanditaire du projet (qu’elle représente) et le maître d’œuvre, chargé de l’exécution.
La maîtrise d’œuvre (MOE) est la personne ou l’entité désignée pour réaliser le projet selon les délais, la qualité et le coût, fixés au préalable. Chargée des choix techniques, elle nomme un chef de projet, dont la responsabilité sera d’assurer le bon déroulement du projet.
Si le maître d’œuvre ne dispose pas des ressources nécessaires sur internet pour exécuter l’ensemble des tâches, il peut faire appel, en sous-traitance, à une ou plusieurs entreprises externes pour réaliser un sous-ensemble du projet.
Les responsabilités principales incombent aux maîtres d’ouvrage et d’œuvre, rendant ainsi essentielle leur distinction. Si le premier, sous prétexte d’incompétences techniques, laisse quelques latitudes au second, le résultat risque de générer des conflits, puisque seule la maîtrise d’ouvrage connaît précisément les besoin de ses utilisateurs. De même, le maître d’œuvre n’est pas tenu d’ajouter des fonctionnalités non initialement prévues.
En d’autres termes, chaque entité doit avoir des préoccupations distinctes :
- Le maître d’ouvrage (MOA) doit centraliser ses réflexions sur la phrase « il faut que le projet serve ».
- Le chef de projet, nommé par le maître d’œuvre, doit être préoccupé par l’état général d’avancement.
- L’équipe projet, sous la direction immédiate du chef de projet et sous la responsabilité du maître d’œuvre, doit absolument s’assurer de la bonne opérabilité du projet.
En marge de ces acteurs, directement impliqués dans le processus de réalisation, il existe parfois un « Comité de pilotage », dont la préoccupation majeure se résume par la phrase « il faut que ca rapporte ! ».
La gestion d’un projet implique souvent le recours à plusieurs acteurs, à la fois source de richesses et de difficultés. L’une des clés du succès repose sur une bonne définition des tâches et rôles de chacun et, surtout, sur un bon suivi et respect du cahier des charges, établi par le maître d’ouvrage.
