Ubuntu est un système d’exploitation libre dont le nom zoulou signifie « Humanité aux autres ». Construit selon le principe de la mise à disposition d’un talent au service d’une communauté, il se veut être associé à un « art de vivre », applicable tous les jours, et dans tous les domaines. Initié par le milliardaire Mark Shuttleworth, en 2004, il a pour vocation de populariser Linux et d’améliorer la distribution libre, accessible et facile.

Aujourd’hui, alors que Windows XP commence son recul (de 63,9 % en juin 2009 à 48,8 % en juin 2010), la part de Vista se stabilise autour de 25 % au profit de Windows 7, qui passe de 1,4 % à 12,6 %. Pendant ce temps là, le système d’exploitation de Mac progresse de 6,3 % à 9,1 % et Linux passe de 1,2 % à 1,7 %. Ubuntu est devenu l’ambassadeur de Linux, la distribution reine, possédant plus de 40 % de ses parts de marchés.

La construction d’une nouvelle version

Deux fois par an (avril et octobre), une nouvelle version stable d’Ubuntu est proposée : elle se distingue des autres par un numéro et un nom de code : le premier fait référence à l’année de sortie et le second correspond à un adjectif et un nom d’animal. Actuellement, la version Ubuntu 10.10 s’appelle « The Maverick Meerka »(le suricate non-conformiste ou rebelle) et la prochaine, prévue pour avril 2011, s’appellera « Ubuntu 11.04, « The Natyy Narwhal » (le narval chic).

Contrairement aux autres distributions de Linux, Ubuntu est porté par une société commerciale – Canonical - qui lui impose des dates, pour assurer sa communication auprès des clients et des entreprises. Chaque sortie est donc rythmée de la même manière :

  • Tout commence par une réunion « Developer Summit », organisée six mois avant sa sortie, et durant laquelle sont définies les grandes lignes de la nouvelle version. L’intervention de la communauté est, à ce moment, primordiale, et influence fortement les décisions prises.

  • Le mois suivant débute la phase de « Feature Definition Freeze », qui identifie toutes les fonctionnalités et programmes, permettant ainsi de cadrer précisément le contenu, et de planifier les développements. La sortie de l’Alpha 1 – la première mouture - vient une dizaine de jours plus tard.

  • Le mois suivant, alors que les développeurs continuent leur travail, l’Alpha 2 sort. C’est à ce moment là que les partenaires OEM (Original Equipment Manufacturer) doivent décider s’ils intègrent des applications ou non.

  • Environ deux mois et demi avant la sortie, on commence à « figer » le contenu de la version, puis les fonctionnalités, pour stabiliser enfin la version. Ensuite, l’Alpha 3 fait son apparition.

  • Un mois avant, la sortie Bêta 1 finalise les différents points. La documentation est figée et transmise aux traducteurs.

  • En avril ou en octobre, la version Bêta 2 apparaît, c’est l’avant-dernière version avant la finale. Quelques jours plus tard, c’est l’heure de la Release Candidate, puis enfin, la sortie de la version finale, qui connaîtra, par la suite, quelques mises à jour mineures.

Les avantages d’Ubuntu

Même si la solution libre de Linux présente quelques inconvénients, ils demeurent beaucoup moins nombreux – et contestables - que ses avantages.

L’essai sans risque

Grâce aux trois points suivants, vous pouvez essayer et tester le système en toute simplicité et décider librement d’y adhérer ou pas :

  • La gratuité. Disponible en téléchargement partout sur le net, Ubuntu est même disposé à envoyer gratuitement une version CD, avec les frais de port payés par Canonical. Ici, la gratuité est une philosophie qui n’est pas synonyme de mauvaise qualité.

  • La cohabitation. Pour bien évaluer l’outil, il est possible de faire cohabiter les deux systèmes d’exploitation, sans conflits. Au démarrage, il est simplement proposé de choisir l’un ou l’autre. Attention, cependant, avec Vista, qui requiert davantage d’espace sur le disque, et qu’il faut libérer, avant toute manipulation, pour que tout se passe bien.

  • La réversibilité. Aucune perte de données ne sera occasionnée si l’expérience Linux n’a pas été concluante. Il est possible de revenir en arrière, sans dommages, ni complications.

La balance Windows contre Linux

Sur des sujets qui touchent tous les utilisateurs – confirmés ou pas – les points suivants font largement pencher la balance vers la solution Ubuntu :

  • Les virus. Alors que Windows nécessite l’investissement dans un anti-virus, Linux n’en a pas besoin.

  • La stabilité. Grand atout de Linux, le système ne « plante plus » et « rame » encore moins, grâce à une gestion de la mémoire optimisée, même avec plusieurs applications ouvertes sur plusieurs jours.

  • Les mises à jour. Windows met uniquement à jour son système, tandis que Linux met également à jour les applications.

  • Les bureaux. Linux permet de choisir entre plusieurs environnements graphiques (bureau) comme KDE, Gnome ou xfce. Mais il est également possible de « switcher » entre plusieurs bureaux virtuels, une solution qui n’est pas nativement prévu par Windows, et qui permet d’ordonner les fenêtres ouvertes. Par exemple, avoir un bureau « travail », un bureau « multimedias » et un bureau « navigation internet »…

La lutte contre les idées reçues

  • Ubuntu est SIMPLE et FACILE. L’utilisation de Linux ne nécessite aucune compétence informatique particulière. L’installation du système d’exploitation se fait en quelques clics.

  • BEAUCOUP de logiciels utiles. Linux met à disposition des logiciels performants dans tous les domaines : musique, retouche photos, comptabilité, bureautique, montage vidéo, réalisation 3D, etc. Linux gère ses logiciels et ils s’installent avec deux clics de souris, gratuitement et tous au même endroit.

Cette liste n’est pas exhaustive et d’autres points, plus techniques, expliquent pourquoi les passionnés d’informatique choisissent la solution Linux.

Aujourd’hui, elle séduit les députés français, dont les PC sont tous équipés par la plus populaire des distributions Linux, ainsi que les 70 000 postes de la gendarmerie, puisque, selon le colonel Nicolas Géraud « c’est un système pensé pour être accessible aux débutants, la prise en main est très rapide ».

Si vous désirez basculer de Windows à Linux, sachez qu’une agence comme TahitiClic peut accompagner la migration des entreprises vers une telle plateforme libre.