Quelques chiffres clés

Selon les derniers chiffres d’AT Interneti, datant du mois d’août 2011, les deux leaders, que sont Internet Explorer et Firefox, reculent au profit de Google Chrome et Safari. En effet, pour la première fois, l’outil de Microsoft passe sous la barre des 45 % (44,8 %) et le navigateur de Mozilla s’enraille, chutant, petit à petit, depuis avril 2011, pour au final, enregistrer une baisse de 1,4 points (28,1 %). Face à eux émergent Google Chrome et Safari, qui grignotent des places pour s’élever, en août 2011, respectivement à 15,1 % et 9,1 %.

Sur un an, les évolutions des uns et des autres sont encore plus nettes : IE perd 8 points et Firefox 2 points, tandis que Chrome en gagne 7,5 et Safari, 2,7. En d’autres termes, l’écart entre le 1er navigateur (qui reste Internet Explorer) et l’outil de Google s’est réduit de 15,5 points. Si la tendance se poursuit, d’ici deux à trois ans, la guerre des navigateurs va se solder par un équilibre des forces : les trois premiers se situeront entre 25 et 30 % de parts d’utilisation et Safari, en retrait, en comptera une dizaine.

Les éléments clés

Il doit être rapide.

A qui profite la guerre ? Aux Internautes. Désireux d’augmenter leur part de marché, les navigateurs misent tout sur la rapidité. Selon Mike Beltzner, directeur du développement de Firefox, « c'est devenu une question de surenchère […] Si personne d'autre ne cherchait à rendre son navigateur plus rapide, je ne suis pas sûr qu'on réussirait à progresser comme c'est le cas aujourd'hui »

Il doit fonctionner.

Désormais, les sites se construisent avec le CCS3 et le HTML 5. Le navigateur doit conserver son « dynamisme » habituel : vitesse et qualité. Or, IE 9, qui veut satisfaire complètement ces critères d’exigences, ne fonctionne pas sous Windows XP, ces utilisateurs doivent donc se replier sur Chrome et Firefox.

Alors pourquoi Chrome séduit davantage que le navigateur de Mozilla ? La raison est simple : il marche bien. Par exemple, il dissocie les onglets : si l’un d’eux « plante », la session reste fonctionnelle sur les autres. Or, un internaute exige, après la vitesse, une certaine stabilité. Avec sa version 3, excellente, Firefox a commis quelques impairs dans les suivantes (4-5-6), décevant ainsi ses utilisateurs.

Pour le professionnel, IE9 rattrape son retard vis-à-vis de ses concurrents, mais il reste en retrait, ne prenant pas en considération la totalité des spécifications du CSS3. Firefox, même s’il développe des petits outils / gadgets très appréciés, pêche par son manque de stabilité, ce qui a déçu. Que reste-t-il ? Je ne vous le fait pas dire !

i Etude réalisée sur un périmètre de 14 073 sites Web du 1er au 31 août 2011. Source : http://www.atinternet.com/Ressources/Etudes/Barometre-des-navigateurs/Barometre-des-navigateurs-Aout-2011/index-1-1-3-247.aspx