Succinct état des lieux, aujourd’hui, en France

Comptant parmi les plus dynamiques, le marché français continue à progresser et devrait, selon l’étude « Tendance du commerce en ligne en 2010 » de Kelkoo, générer 38,7 milliards d’euros, en 2011. Même si, globalement, tous les secteurs sont concernés par cette hausse, ils ne sont pas tous touchés de la même manière. La dernière étude de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), montre, à ce sujet,  que les ventes destinées au public B to C (ou Business to Consumer) ont augmenté de 10 % au premier trimestre 2011, progression notamment visible pour l’habillement. Face à une actualité mouvementée (le printemps arabe), le e-tourisme n’a augmenté que de 12 %, contre 23 %, l’année passée. Le secteur du B to B (Business to Business), consécutivement à son fort recul en 2009, a confirmé l’augmentation de ses ventes de 8 %, début 2011 – elle était de + 15%, début 2010.

Le nombre de sites marchands explique également cette embellie : la Fevad a noté plus de 85.300 sites, soit 18.500 de plus que l’année précédente. Même si les Français ne dépensent pas davantage qu’en 2010 (92 euros de panier moyen), ils sont trois millions de plus à effectuer leurs achats sur Internet (selon le baromètre Médiamétrie).

L’e-commerce de demain

Mais le e-commerce n’a pas fini de surprendre et de s’insinuer dans le quotidien des Français, pour les inciter à consommer davantage. De nouvelles méthodes de vente émergent avec le m-commerce, le rich-commerce ou encore le social shopping.

Le m-commerce (ou commerce mobile) utilise les Smartphones – représentant, aujourd’hui, un tiers du marché des mobiles – pour séduire et devenir des compagnons d’achat. L’explosion des tablettes et de l’iPad devraient, à Noël, favoriser de nombreuses ventes. Des grandes marques se sont d’ores et déjà positionnées pour être présentes sur ces supports et disposer, comme pour La Redoute,  d’une version interactive de son catalogue. Demain, il faudra également composer avec les « Smartframes », les cadres photos numériques dotés d’une connexion wifi. La marque Nespresso, par exemple, propose une application permettant de géolocaliser le revendeur le plus proche, d’afficher les dernières variétés de la marque et de commander directement les capsules.

Le rich-commerce est une technique visant à « immerger » la marque dans l’esprit de l’internaute et lui donner envie. Par exemple, Jules diffuse une play-list (liste de musiques) sur son site marchand, rappelant l’ambiance musicale de ses magasins.

Le social-shopping utilise les techniques, 3D ou 2D, d’essayage virtuel, comme le propose, par exemple, les opticiens d’Atoll, tout en permettant l’échange d’opinions entre amis, via Facebook. Ainsi, la marque Zugara permet d’essayer virtuellement un vêtement devant une webcam, pour permettre au client(e) de demander l’avis de ses copains ou amis, via les réseaux sociaux.

Fort de toutes ses perspectives « motivantes », le e-commerce est en mesure de beaucoup progresser encore.